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journal d'un détenu au quartier des "Isolés" - Prison des Baumettes à Marseille

Publié par Bruno des Baumettes
Publié dans : #bagne, #guyane

"Dans ce lieu, on est plus effrayé par le châtiment que par le crime" Albert Londres

 

La rixe après le jeu dans une case au BagneA la dureté de la Nature qui décimait les hommes - bagnards et geôliers -,  se rajouta la violence des hommes : rixes, règlements de compte entre forçats se concluaient souvent à coup de lames et dans le sang. 

Gardiens et les Gendarmes ne furent pas en reste. Il était plus simple alors de régler son compte à un détenu récalcitrant ! Eux, avaient des fusils, et, si besoin, la Guillotine...

LK - La rixe après le jeu dans une case au bagne

Des punitions "réglementaires"

 

La salle de discipline était une pièce spéciale dans laquelle les condamnés devaient marcher du lever au coucher du soleil, sous un soleil de plomb comme sous les bourrasques des pluies tropicales.

 

Le cachot noir était une pièce dépourvue d’ouverture. Il faisait nuit noire. La ventilation était seulement assurée par dix trous minuscules placés au bas de la porte et un tuyau d’aération qui partait du plafond.

Le condamné avait un bas flanc où il pouvait s'allonger et deux petits baquets en bois, l’un servant à l’eau de boisson et l’autre aux déjections.

(Francis Lagrange : Le cachot clair)

 

Quand un condamné était au cachot pour plusieurs mois,il bénéficiait de huit 8 jours de 'cachot clair' à la fin du premier mois, puis retournait au cachot noir pour trente jours, et ainsi de suite. Mis au fer tous les soirs, il était nourri au pain sec et à l’eau deux jours sur trois ; le troisième, il touchait la ration normale. 

 

Albert Londres raconte sa rencontre avec un détenu condamné à 3.779 de cachot, Paul Roussenq. Celui-ci écrivit une lettre en vers au ministère des Colonies pour lui vanter la douceur du cachot.


 

Ah ! douze ans sans ne rien faire !
Douze ans soustrait de la terre !
Ministre,
Tu crois que c’est sinistre ?
Non ! rouquin !
C’est plus beau que ton maroquin.

 

 

(Ile de Saint Joseph - La Réclusion - Photo : Le Bagne de Guyane)

 

La Réclusion à Saint Joseph

"Dans ce lieu, on est plus effrayé par le châtiment que par le crime" Albert Londres
 

Les forçats condamnés pour les crimes les plus graves (ainsi que ceux, promis à la guillotine, qui étaient grâciés par le Président de la République) étaient transportés à Saint Joseph, l'une des Iles du Salut. Leur peine : la réclusion.

(Francis Lagrange - La réclusion )

 

De Lourdes portes, grillées de fer et cadenassées les enfermaient le soir. Là, sur à même le sol, les forçats dormaient côte à côte. Tels des animaux dans une fosse, morts-vivants, enfermés dans des cages au-dessus desquelles patrouillait un gardien, ces hommes étaient astreints à garder le silence.

 

Sources :  Histoire du Bagne de Guyane, La réclusionPaul Roussenq, le grand révoltéLa Guillotine

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Saint Joseph - cellule de réclusion (source : Le Bagne de Guyane)

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VISITER LA PAGE :

CHRONIQUES DU BAGNE

La mère des prisons

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