journal d'un détenu au quartier des "Isolés" - Prison des Baumettes à Marseille
12 Mars 2015
Extrait de l'article paru sur mensquare (03/0315)

Il y ceux qui ont un petit triangle sur le poignet parce que c’est joli, et ceux qui ont un gros serpent autour du cou parce qu’ils sont junkies. Dans la famille des tatoués, on demande les deuxièmes.
En prison, au moins, ils assument...
Une fleur sur l’avant-bras, une crevette sur l’omoplate ou un tracteur sur le mollet, que ceux qui pensent que leurs tatouages ne montrent en rien ce qu’ils sont nous jettent la première tâche d’encre. En prison, au moins, ils assument.
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D’avoir tenté de s’évader, tué 3 personnes, pris plus de drogue qu’il n’en faut ou appartenu a tel ou tel gang. C’est encré là, dans leur peau. Dans la larme qu’ils ont sur le visage, les points qu’ils ont sur la main ou le serpent qu’ils ont autour du cou. Qu’ils soient russes, ricains, français, on en passe, le corps des prisonniers a beaucoup à nous apprendre. La preuve avec ces quelques tatouages et leur symbolique.
Les plus courants
Un triangle pour le pouvoir, des hirondelles pour la liberté, un jeu de cartes pour le hasard, s’il est facile d’associer des idées aux images, celles-ci prennent un tout autre sens selon le contexte ou la personne qui décide de se les tatouer sur la peau.
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