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journal d'un détenu au quartier des "Isolés" - Prison des Baumettes à Marseille

Publié par Bruno des Baumettes

ACTUALITE - ACTUALITE - ACTUALITE - ACTUALITE

 

L'Enfer de Dante

 

Le Syndicat des avocats de France

organise un réseau d'avocats pour suivre la détention

 

Le Syndicat des avocats de France a créé un réseau d'avocats en droit pénitentiaire pour assurer "la défense des droits et les droits de la défense des personnes sous écrou"

 

A l'origine de cette initiative le constat selon lequel les détenus disposent d'un avocat avant d'être condamné, puis pour l'application de leur peine; mais ensuite aucun défenseur ne s'occupe de leur vie quotidienne en détention.

Soucieux de partager des expériences, la jurisprudence, des stratégies sur "le droit pénitentiaire en friche", le réseau vise notamment à développer les recours des décisions des commissions de discipline siégeant dans les établissements pénitentiaires, faire respecter la rémunération des prisonniers qui travaillent, assurer la confidentialité des communications téléphoniques par la création de vraies cabines...

 

Source : Le Parisien (09/05/15)

 

 

Lire l'article complet : 

Des avocats (du Diable ?) prêts à aller jusqu'en Enfer ?

 

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Où se perdent les hommes...

 

Dedans, y-a nous. Nous les Taulards, d'abord (c'est bien pour nous qu'elles ont été construites ces vénérables demeures !). Ya nos amis (!?) les matons, et tous les autres : médecins, infirmiers, etc...

Ah oui, j'oubliais les rats et les cafards... Mais là je n'en parlerai pas.

Ca en fait du monde !

Dehors, c'est ailleurs, il y a du monde aussi : il y a "le monde..."

Peu de lien entre les deux : des sas, des portes qui s'ouvrent et qui se ferment, des hygiaphones et des miroirs sans tain...

Il faut beaucoup de courage, ou bien de désespoir, pour celles et ceux qui franchissent ces portes. "Lasciate ogne speranze, O voi ch'entrate"...

Voici une page qui est dédié à tous ces "intervenants" : ces visiteurs, visiteuses des prisons, ces aumôniers des églises, ces animateurs d'ateliers improbables...

Enfin, des gens venus d'ailleurs, d'une autre planète, des 'alliens' en quelque sorte entre ces murs. Mais quelle drôle d'idée quand même de venir jusqu'ici...

 

 

A lire aussi : Rue89 Lyon (18/10/14) Blog du taulard : Et les bénévoles en prison ?

 Une critique acerbe du rôle des bénévoles au sein des prisons...

Et la Réponse de Bruno des Baumettes (29/10/14) :

Intervenants en "milieu carcéral" : Le risque de la Compromission

 

 

IMPRIMER LES PAGES           TEMOIGNEZ-REAGISSEZ

 

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Odile Barral (2004) : Les passeurs de murailles

Familles et intervenants en prison

Voici huit histoires différentes qui parlent de la prison vu de l’intérieur mais aussi de l’extérieur.

Un récit qui rassemble des « passeurs de murailles » (amies,mères, enfants, éducateurs, détenu, bénévole, surveillant) qui vont parler de leur combat, leurs espoirs, leurs fatigues, leurs errances...
 

Lire sur Cairn : Les passeurs de murailles (extraits)

 

 

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Sommaire

 

LES LIEUX D'ACCUEIL : Aux portes des pénitenciers

LES RELAIS PARENTS-ENFANTS : malgré les murs

LES VISITEURS DE PRISON : Du pain sur la planche

CHERCHE CORRESPONDANT(E)S : Désespérément

LE GENEPI : Hardi ! les ardents étudiants

DES ENSEIGNANTS EN PRISON : Mais qu'ont-ils donc fait ?

ENSEIGNEMENT HORS LES MURS : Une distance toute relative

INTERVENANTS SOCIO-CULTURELS : Les zinzins de la zonzon

VA Y AVOIR DU SPORT ! : Les intervenants sportifs

LES AGITES DU BOCAL :  Associations et actions globales en milieu carcélaire et en-dehors

ETRE SOIGNANTS EN PRISON : Mission impossible ?

LES AUMONIERS DES PRISONS : Les passeurs d'âmes

LES AVOCATS : Du Diable et d'autres causes perdues

AGIR : Des organisations qui se mobilisent pour témoigner ou... dénoncer

HUMOUR : La prison bruno

 

Bien entendu, je n'oublie pas, en première ligne parmi tous ces 'passeurs de murailles', les familles et les proches des détenus, auxquels je dévoue une page. 

 

VISITEZ LA PAGE

 

LES DETENUS ET LEURS PROCHES

 

 

 

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LES LIEUX D'ACCUEIL 

Aux portes des pénitenciers

 

Accompagner les familles de personnes détenues, telles est la vocation de ces lieux, souvent situés à proximité des prisons. Ils sont fédérés par une association nationale : l'UFRAMA, Union nationales des fédérations régionales des maisons d'accueil de famille et proches des personnes incarcérées.

 

Lien vers

UFRAMA

 

Lire : Ministère de la Justice (31/01/12) : Accompagner les familles de personnes détenues

 

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CABaumettes : souvenirs, souvenirs...

En fin 2014, le Centre d'accueil des Baumettes (CAB) a fermé ses portes, faute de subventions...

 

À vous, femmes, hommes, enfants, qui venez jusqu’ici visiter vos proches incarcérés, ce lieu vous était dédié. Dans la mesure de ses moyens, il avait pour vocation de contribuer au soutien, à l’écoute, à l’information que vous êtes en droit de recevoir.

 

A lire aussi : Revue Quart Monde : 

Marie-Hélène Boureau Biteau : Une matinée ordinaire dans un centre d’accueil (2005)

 

 

 

Aux Baumettes, les familles de détenus se retrouvent sur le trottoir

 

Le "CAB" n'est plus. Une assemblée générale extraordinaire a voté en octobre 2014 une liquidation judiciaire, l'association fonçant vers le défaut de paiement à la fin de ce mois.

 

"Voilà comment 15 ans de travail s'écroule, soupire Robert Bret, ancien sénateur communiste, alors que le maintien des liens familiaux est prévu par la loi pénitentiaire, et que nous y contribuons, les partenaires ont baissé nos subventions d'une part et en plus les montants qui ont été votés ne nous ont été versés qu'en partie : résultat des courses, l'association part en liquidation judiciaire alors qu'on a 30 000 euros de subventions environ à toucher"...

 

Lire la suite: La Provence (26/10/14) :

Les familles des 2 000 détenus des baumettes "à la rue"

 

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Tours : La petite maison face à la prison

 

C'est dans un petit pavillon tout gris que le Comité d'aide aux détenus a installé ses locaux pour accueillir les familles des détenus. A l'intérieur, on les accueille, les rassure, les réconforte et on veille aux liens entre le détenu et les siens. 

Les parloirs de Tours, interview d'une bénévole

 

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Châlons-en-Champagne : Association "Solidarité Prison Justice" 

 

FR3 (05/01/14) : Châlons-en-Champagne : Association "Solidarité Prison Justice"

 

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Lire aussi : Le Petit Bleu (07/09/14)  : Agen : L'Association les Myosotis : 

Une halte au calme pour les familles de détenus

 

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Les Relais Parents-Enfants

malgré les murs

 

Il existe dans quelques prisons quelques Unités de Vie Familiale (UVF) permettant à une poignée de détenus de maintenir un semblant de vie affective... 

Des associations essaient tant bien que mal d'oeuvrer à la conservation de ces liens...

 

 

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 L'Association Enjeux d'enfants

 

 

L'association propose  d’aider, par tous les moyens appropriés, à la relation entre l’enfant et son parent détenu ou tout autre tiers incarcéré avec lequel il a entretenu des liens affectifs et éducatifs, susceptible de pouvoir bénéficier d'un droit de visite, ainsi que de promouvoir toutes les actions visant à informer, former, sensibiliser à propos des incidences de l’incarcération sur la famille... Lien vers 'Enjeux d'enfants'

 

Enjeux d'enfants : les parutions (Cliquez pour agrandir)

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Jean LE CAMUS (2002) : Rester parents malgré la détention

Les relais enfants-parents et le maintien des liens familiaux

 

La rupture des relations parents-enfants, consécutive à l'incarcération du père ou de la mère, peut avoir de graves conséquences sur le développement affectif, social et intellectuel de l'enfant. Par ailleurs elle remet en question la parentalité qui ne peut s'exercer au quotidien.

Or il apparaît que le maintien des liens familiaux, d'une part aide l'enfant éloigné de son père (ou de sa mère) incarcéré(e) à grandir, et d'autre part contribue à la réinsertion des personnes détenues.

Cette cause justifie et motive, depuis 1996, l'action des Relais enfants-parents, associations orientées vers l'action sociale en prison. 

 

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LES VISITEURS DES PRISONS

Du pain sur la planche

 


Natacha Sautereau (2004) : L'air qu'on respire (extrait) 

 

L'ANVP : L'Association nationale des Visiteurs de prisons

 

Créée en 1932, l'ANVP est reconnue d’utilité publique. Depuis l’origine, elle apporte une aide morale et matérielle aux personnes détenues et à leurs familles et les soutient pour la réussite d'un retour à une vie libre... 

Une association qui, donc, encore du travail sur la planche !

 

Lien vers

L'ANVP

 

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René Mouysset (1983) : Visiteur de prison

 

II aurait pu, bien sûr, "rester tranquillement a la maison", passer à côté des circonstances et des appels, cela lui aurait évidemment évité de passer en correctionnelle à cause d'un détenu !

Mais cette expérience lui a aussi permis de se trouver de I'autre côté de la barrière et de mesurer ainsi toute la distance et tout le chemin parcouru.

c'est presque par hasard, dit-il, poussé par les circonstances, qu'il est devenu visiteur de prison.  Et c'est I'expérience qui lui fait dire : "Les prisons sont pleines d'inconnus". 

 

 

 

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Paul Ruty (2002) : Prison. Le cri du silence

 

 

Un regard sans complaisance sur l'univers carcéral. Une descente dans les oubliettes de la République en compagnie de l'auteur, un de ces visiteurs de prison qui se sont donné pour mission d'apporter aux exclus de la chaleur humaine, de la compassion, du réconfort et de l'espoir.

La parole donnée à des hommes que la société a rejetés et condamnés au silence pour des années. Peut-on rester indifférent à ce cri du silence montant du fond des prisons ?

La surprenante aventure de l'auteur racontant comment il se tourne vers la psychanalyse pour mieux entendre cet immense appel au secours et pour mieux y répondre.

 

 

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Philippe Zoummeroff avec Nathalie Guibert (2006) :

La prison, ça n’arrive pas qu’aux autres

 

Philippe Zoummeroff, industriel à la retraite, s’est engagé depuis quelques années pour la cause des détenus. Les visiteurs de prison le connaissent comme le généreux créateur de la bourse Zoummerof destinée à financer des projets de réinsertion.

Il a rédigé avec Nathalie Guibert, journaliste au Monde, un ouvrage en deux partie.

La première décrit le contexte de la prison en France et la deuxième revient sur les questions-clés : détention préventive, surpopulation carcérale, détention des mineurs, détention des malades et des personnes âgées…

Un questionnement sous forme interpellation des hommes politiques

 
 

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Jeanne Meignan (2010) : La mamie des bannis

Dans les prison pendant 40 ans, au service des détenus

 

Elle se nomme Meignan et se pré­nomme Jeanne. Jeanne : un prénom pré­destiné ! Comme D’arc, comme Hachette, comme « la Jeanne » de Georges Brassens, elle incarne la révolte, le dévouement aux plus pauvres, le courage, la géné­rosité et le goût de la justice.

Alors âgée de 81 ans, pourquoi Jeanne Meignan ne pouvait tou­jours pas s’accommoder des ghettos, où l’on enferme les mal-​​aimés par la vie, les délaissés et les parias ? Elle n’en démordait pas : "Le cri­minel est un humain que la société n’a pas su entendre. Il a besoin d’amour..."

 

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Lire aussi : 

Belgique : C. Capron et F. Delsemme (2009) : La vie en prison - 80 visiteurs témoignent

Claire Capron (2006) : Ce monde hors du monde

 Trait d'union entre les visiteurs et la société (AVFPB)

 

Canada : En prison pour en sortir... avec un peu d'aide (SSACA)

 

 

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CHERCHE CORRESPONDANT(E)S 

Désespérément

 

De 1976 à 1979, le journal Libération a ouvert ses pages aux "petites annonces Taulards", gratuites, une fois par semaine.

 

Libération 1976 : Petites annonce Taulards

(Cliquez sur l'image pour agrandir)

 

Source : Criminocorpus - Marc Renneville (05/01/10)

 

Aujourd'hui, à Libération, cette initiative semble être passée de mode. Pourtant le besoin de liens avec l'extérieur est toujours là, malgré l'irruption des téléphones portables sauvages et des liaisons internet clandestines... (lire : Internet @ Prison.Web)

 

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Thomas Gauthier et Laure Delmas (2000) : 

Détenu cherche plume facile pour relation légère

 

Un jour, une petite annonce dans un journal : "Détenu cherche plume facile pour relation légère" met en relation Laure et Thomas...

La prison réserve rarement de bonnes surprises. Pourtant, lorsque Thomas, incarcéré depuis plusieurs années, passe une petite annonce, il reçoit neuf lettres, dont une de Laure. Totalement étrangère à l'univers carcéral, Laure ne poursuit pas le vertueux dessein de refaire le monde et ne cherche pas non plus l'âme sœur. Mais, séduite par le ton de l'annonce, elle décide d'y répondre. S'ensuit une correspondance émouvante, grave parfois, ludique et sensuelle souvent ; leurs lettres s'agrémentent, au fil des mois, de petits jeux dont Laure et Thomas inventent eux-mêmes les règles...

 

 

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Le Courrier de Bovet : écrire ça libère !

 

"La correspondance contribue à lutter contre l'isolement et la solitude. Le Courrier de Bovet organise des échanges de lettres réguliers et durables entre des détenus et des personnes bénévoles. Cette correspondance aide au retour à la vie sociale future en maintenant un lien avec le monde extérieur... Lien vers : Le Courrier de Bovet)

 

Lire : YouPhil.com (30/07/10) : Mon cher détenu...

 

Ban public aussi une rubrique correspondants : 

Recherches de correspondant(e)s, de soutien...

 

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LE GENEPI

Hardi ! les ardents étudiants

 

 ​Luigi Ciardelli, ancien détenu : "J'ai appris à lire parler et écrire le français en remerciant le GENEPI de Nice...avec une jeune prof' de philo à son début, Julie.. Mercì encore au GENEPI..."

 

Genepi : Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées

Le Genepi est  une association qui rassemble 1300 étudiants bénévoles qui interviennent chaque semaine dans plus de 80 établissements pénitentiaires pour partager leurs connaissances sous forme de soutien scolaire et d'activités culturelles et socio éducatives. Le GENEPI mène également une réflexion sur la prison et la Justice, et communique sur le sujet... 

 

Lire l'article complet : Le GENEPI

 

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Lien vers le Genepi Marseille 

 

Le Genepi Marseille à la une

 

Dix-neuf étudiants passe-murailles en milieu carcéral

Les bénévoles du GENEPI interviennent dans la prison des hommes et celle des femmes (notre photo) des Baumettes, à Marseille... (Lire la suite : Le Genepi Marseille à la une

 

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Liens vers

Le Genepi - Le Site

Le Genepi - page Facebook

 

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Et en Suisse itou : le GESEPI (Cliquez sur l'image)

 

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DES ENSEIGNANTS EN PRISON

Mais qu'ont-il fait ?

 

La prison peut-elle offrir des opportunités de 'réinsertion' future pour les détenus ? 
Apprendre en prison, c'est possible... mais pas pour tous, pas toujours, expérience faite !

 

Lire : Apprendre en prison... pour s'en sortir

 

 

Il existe, grosso modo, deux types d'enseignants dans les prisons : ceux qui y sont à plein 

temps, détachés par l'Education Nationale, afin de dispenser des cours et de préparer des détenus à des examens. 

Et ceux qui interviennent, dans le cadre d'actions d'animation socio-éducatives, et qui tentent, de façon souvent moins "scolaires" de permettre à des détenus d'apprendre et de s'instruire. C'est-à-dire de s'élever. La partie, donc, pour eux n'est pas gagnée.

 

Ah oui ! j'oubliais. Il y a aussi ceux qui sont en prison, à plein temps, mais pour d'autres raisons : ils y sont détenus, des taulards parmi d'autres.... Mais qu'ont-ils donc fait ?

Enfin, nous rajouterons, les enseignements par correspondance, ces centaines de professeuses/professeurs, parfois à la retraite, qui dispensent des cours à distance.

 

Lire aussi : Aude Siméon (2012) : Prof chez les taulards

 

 

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Premier jour d'école...

L'accès aux classes se trouve en soubassement, en bas des escaliers sur la droite. Juste en face du couloir qui mène aux cours. Il faut descendre encore cinq marches pour rejoindre de plain-pied un étroit passage extérieur qui mène à un petit édicule situé entre le mur d'enceinte et le bâtiment A. Quand je dis de plain-pied : je veux dire qu'on patauge dans la merde.
 
Le passage extérieur reçoit, de ce côté-ci, le même tas d'immondices jetés des étages que celui qui mène aux cours, de l'autre côté. Mais comme l'espace est ici moins large, il s'y concentre encore plus de saletés au mètre-carré. La seule solution qu'a trouvée l'Administration pénitentiaire est de construire une sorte de galerie de protection en ferraille, et grillagée sur les côtés, qui couvre le passage et qui permet une traversée moins risquée.
 

L'odeur est pestilentielle : une odeur faite d'un mélange d'ordure et d'eau stagnante. Une eau qui ne trouve plus le chemin des égouts, qui reste-là et qui fermente lentement.

Quelques cadavres de rats nous indiquent le chemin. Je suppose qu'il y a plus de rats que d'élèves qui vont à cette école !

 

 

Lire la page : Premier jour d'école - Journal de Bruno des Baumettes Chapitre 2

 

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Paul Claudel (2003) : Le bruit du trousseau

 

Chaque semaine, pendant onze ans, Philippe Claudel a donné des cours aux détenus d'une maison d'arrêt

'Le regard des gens qui apprenaient que j’allais en prison. Surprise, étonnement, compassion. « Vous êtes bien courageux d’aller là-bas ! »

'Il n’y avait rien à répondre à cela. Le regard me désignait comme quelqu’un d’étrange, et presque, oui, presque, quelqu’un d’étranger. J’étais celui qui chaque semaine allait dans un autre monde.

'Je pensais alors au regard qui se pose sur celui qui dit : « Je sors de prison. » Si moi, déjà, j’étais l’étranger, lui, qui était-il pour eux ?'

 

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Pour (r)enseigner plus loin :

 

Carcéropolis (octobre 2012) : Des enseignants et des élèves... en prison

 France Culture (04/09/12) : En prison, des bibliothèques au rabais

Michel Febrer (2011) : Enseigner en prison: Le paradoxe de la liberté pédagogique dans un univers clos

François Chouquet (1998) : Un prof en taule interviewé par L. Jacqua

 

Berthet One : l'évasion

 

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ENSEIGNEMENT HORS LES MURS

Une distance toute relative

 

Il est possible en prison de suivre des enseignements à distance. C'est ainsi que j'ai pu m'inscrire à des cours d'anglais par correspondance par un organisme : Auxilia. My English Teacher était une professeure à la retraite, qui a tenté, tant bien que mal, et malgré l'éloignement de m'inculquer quelques bases du savoir-parler (et peut-être même -vivre) britannique. S'instruire en prison : yes, we can !

 

Lien  vers

Auxilia

 

 

Lire : Eurocides (2009) : Education des Adultes en prison : un chantier en Friche (Je rassure les amateurs de friche, le chantier en 2014 est dans le même état... en friche !)

 

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Parfois, cette distance, entre enseignant et enseigné s'est estompée, jusqu'à autoriser d'improbables amours. (Ce ne fut pas le cas avec ma professeure d'anglais)...

 

 

Alain Caillol et Mireille Bonnelle (1991) : Lettres en liberté conditionnelle


Ils sont séparés par les murs d'une prison et ne se sont jamais connus que par les mots. Lui, du fond de sa cellule, prépare une thèse de doctorat sur George Sand. Elle, universitaire éminente, est soucieuse d'aider cet étudiant pas comme les autres.

Commence alors un échange de correspondance, neutre et technique d'abord, qui se fera, au fil des lettres, amical, puis amoureux...

 

Alain Caillol, complice de Jacques Mesrine (qu'il aide à s'évader du tribunal de Compiègne en 1973), fut l'un des ravisseurs — et le « principal cerveau de l'enlèvement » — du baron Édouard-Jean Empain en 1978. Il fut pour cela condamné à vingt ans de réclusion.

Il passera onze ans en prison. C'est là qu'il échangera ces lettres avec Mireille Bonnelle, alors professeure de lettres, et qui les rapprochera jusqu'à s'aimer. 

En liberté conditionnelle en 1991, il sera de nouveau condamné à huit ans, en 2001, cette fois-ci pour trafic de drogue. Il recouvre (définitivement ?) la liberté en 2009.

 

 

 

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Projet : "Les Zinzins de la Zonzon" - Cliquez sur l'image pour en savoir plus

 

INTERVENANTS SOCIO-CULTURELS

Les zinzins de la zonzon

 

D'autres personnages, tout aussi improbables peuvent, au grè des autorisations accordées par l'Administration pénitentiaire se faufiler à travers les murs : des artistes, des philosophes, des poètes... Des fous, en somme.

 

C'est vrai que pour intervenir en zonzon faut être déjà un peu zinzin...

 

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France Culture (11/12/13) : Heureux qui comme…

 

"D'abord, c'est un spectacle de magie. Des choses vont apparaître et disparaître. Très vite, cela produit une cosmologie. Il est important de savoir où nous sommes et, pour cela, de vérifier si le ciel peut être le plus bel endroit de la terre. À ce moment-là, on se demande jusqu'où peut-on se réveiller..." De David Christoffel et Angélique Tibau

 

 

Lire : France Culture (11/12/13) : Heureux qui comme…

 

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Au centre de détention de Maubeuge, une dizaine de détenus ont conté « Les Mille et une nuits » face à un public.

 

Les prisonniers de Maubeuge libèrent la parole et se font conteurs

 

« On voyage par procuration, c’est une porte ouverte sur l’extérieur. » La culture, elle, pénètre dans les murs froids de la prison. Ce mardi, une dizaine de détenus ont pris la parole en public, pour conter « Les Mille et une nuits ». Une première, rendue possible grâce à l’association Trans-Arts... 

Lire : La Voix du Nord (01/10/14)

 

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Prison d'Albi : Éric Cartier, slameur au milieu des détenus

 

Éric Cartier est entré dans les prisons un peu par hasard.il y a 10 ans. En pénétrant pour la première fois dans la maison d’arrêt, il est tout de suite frappé «par la gourmandise, la curiosité des détenus à l’arrivée d’un intervenant extérieur». Depuis, l’intermittent du spectacle a travaillé pour les établissements d’Albi, Cahors et Aix-en-Provence...

Lire : La Dépêche (18/02/14)

 

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René Fregni (2000) : Où se perdent les hommes

 

Déserteur, René Frégni a passé pour cela six mois en prison militaire. Devenu auteur, il n'a pas oublié.
Il est repassé régulièrement derrière les grilles. Animant, en particulier, des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes à Marseille.
Il est l’auteur d’une douzaine de romans, imprégnés de ses voyages et de son expérience auprès des détenus.

 

Lire l'article complet : 

René Fregni : Où se perdent les hommes 

 

 

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Amao, Guyard (2011) : La zonzon

« La faculté n’avait qu’à bien se tenir… »

 

« Et voilà comment j’étais en train de monter la seule école française de philosophie qui ne recrutait pas des pisse-froid de normaliens ou des agrégés de mes deux, mais de solides castagneurs, des videurs de boîte à putes et des maquereaux de la Côte d’Azur...»

Lire l'article complet :

Alain Guyard (2011) :  La zonzon 

 

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Eve Sarfati : Faire résonner les portes de l'enfermement

 

"Je me rends chaque semaine en prison pour y animer un atelier de philosophie au Département des mineurs. Aux portes du bâtiment, je laisse ma carte d'identité et mon portable. Je rentre dans le sas de sécurité et me dépouille de ma ferraille, bijoux, etc., pour passer le portique sans qu'il ne sonne. « Bonjour, 376 ! » Je demande mon badge de circulation à l'intérieur des murs. Ma photo est suspendue à un cordon que je mets autour de mon cou. Suit une longue marche sur la dalle usée, mes pas résonnent, mon champ de vision se réduit. Au bout de chaque couloir, un kiosque de surveillance ; j'attends que les barreaux s'ouvrent. Zzz… Clac ! Je fais quelques pas et rebelote, zzz… Clac ! Une véritable scansion. Durant deux heures, je suis enfermée avec les détenus auxquels je m'adresse.

"Et puis je fais machine arrière, je rends mon badge, je récupère mon identité et me relie au monde.

"La prison est le réel de mon analyse. Arrivée aux portes de la séance, je me défais de mon identité, de ce qui reste identique, qui colle à ce que je suis et m'y enferme. Je me débarrasse de ce qui sonne, de ce bruit qui empêche d'entendre, de ce qui blesse dans cette ferraille. Je me dénude aussi de la décoration qui cache la souffrance, celle qui me condamne à être à l'intérieur de mes murs, de mes limites.

"De la même façon que les mots que je prononce parviennent à libérer quelque chose chez ces adolescents enfermés, je me débarrasse progressivement des condamnations qui pèsent sur moi.

"Chaque fois que je ressors de ces murs en laissant les portes claquer derrière moi, je me sens un peu plus libre."


Eve Sarfati, Strasbourg Témoignage publié par Un Réel pour le XXI° siècle

 

 

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Sylvie Callet (2006) : Les mots derrière les murs

 

Animatrice d'ateliers d'écriture, Sylvie Callet est intervenue en Centrale. Elle y  a rencontré des hommes jeunes et encore en devenir, malgré leur crime ou leur délit. C'est cette jeunesse que l'on lit à travers ce témoignage.

Elle nous donne à lire des portraits émouvants de jeunes hommes face au Livre, face au code du langage (et donc face à eux-mêmes), face à une lecture qui fait, tour à tour, souffrance et jouissance, mais qui devient terre commune à la rencontre, devenue difficile, avec les autres et le dehors.

 

 

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Nicolas Lebeau (2010) : Le billet-poème - Paroles de détenus

 

"Il faut passer les nombreux sas, pour passer de l’extérieur à la détention. Le chemin est long, et oblige à se mettre en condition en traversant un ‘no man’s land’ muet qui dit l’épaisseur du vide..."

Nicolas Lebeau a animé en 2010 des ateliers d'écriture poétique à la Maison d’Arrêt des Hommes deFleury-Mérogis.

 

Lire l'article complet : Nicolas Lebeau (2010) : Le billet-poème - Paroles de détenus

 

 

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Bast (2013) : En Chienneté

 

Le Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation de Gironde a confié à Bast la responsabilité d’animer un atelier de bande dessinée au quartier pour mineurs de laL Maison d'Arrêt de Gradignan (33), ateliers qui se déroulèrent de 2004 à 2007.

Lire l'article complet : Bast (2013) : En Chienneté

 

 

Lire aussi : A Fresnes (2012) : Gilles Rochier - Tous les mardis 

 

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Le star-système carcéral

L'expression audio-visuelle est devenue, en quelques années, un outil privilégié d'animation et de création au sein des ateliers organisés par l'AP.

Un outil bien entendu qui reste sous le contrôle étroit des geôliers. En prison on peut dire n'importe quoi mais difficile de le filmer ou de l'enregistrer...

 

Lire :

 Baumettes : "Lieux Fictifs" - (sans) espoir d'évasion

et

QUAND LES DETENUS FONT LEUR (TELE) CINEMA

 

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Maison d'arrêt de Roanne (2013/2014) : projet mur / mures

 

LES AGITES DU BOCAL

Associations et actions globales en milieu carcélaire
et en-dehors
 

Des associations tentent d'intervenir de façon plus globale et pluri-disciplinaires, au travers de projets d'actions culturelles et d'animation ne se limitant pas à un seul domaine. Souvent, elles tentent aussi d'interpeler le monde extérieur sur la réalité de l'univers pénitentiaire. Des associations citoyennes donc qui, parfois, s'affichent dans la rue !

 

Lire : Audio-visuel et Arts vivants en prison

 

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L'art carcéral : Des ateliers de (re)création


Souvent considérés en prison sous l'angle "thérapeutique" (sous l'appellation médico-barbare d'art-thérapie), les ateliers de peinture, de sculpture, d'expression corporelle,... sont aussi des lieux où l'expressivité d'hommes ou de femmes incarcéré(e)s peut aboutir à  la création de véritables oeuvres d'art :

Lire : L'art carcéral - Des ateliers de (re)création

 

 

Illustrations : Association Hors Cadre

 

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L'Association "Repousser les murs" est située à Loos (Nord 59). Elle intervient au sein de la prison de Lille-Annœullin. Depuis 2003, elle tisse des liens entre dedans et dehors, pour que les personnes incarcérées soient le plus possible "libres malgré les barreaux..."

 

Lire l'article  : Repousser les murs : "En parler c'est déjà avancer"

 

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VA Y AVOIR DU SPORT !

Des intervenants sportifs en milieu carcéral

 

"Philippe, le surveillant-moniteur est un homme jeune – la trentaine à peine, je suppose. Sa silhouette, toute en rondeur, laisse deviner le sportif bien protéiné qu'il se doit d'être ici. La salle de gym est en effet avant tout une grande salle de musculation. En prison, il faut savoir montrer ses muscles..."

Lire la suite : VA Y AVOIR DU SPORT !

 

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ETRE SOIGNANTS EN PRISON

Mission impossible ?

"La prison n'est pas un lieu de soin"

 

Comme dans les anciens temples égyptiens, où les Serviteurs d'Anubis, officiaient auprès des corps momifiés, les prisons sont hantés par tous un personnel en blouse plus ou moins blanche...

 

Régis Sauder (2012) : Etre là

 

Elles sont psychiatres, infirmières ou ergothérapeutes à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille et reçoivent des détenus devenus patients le temps du soin.
Elles sont là pour aider des hommes en souffrance, fussent-ils incarcérés.Être là, c’est rejoindre cet espace unique - celui de l’écoute - une poche d’air derrière les murs de la prison.

 

Lire : Se soigner aux Baumettes - Le miroir brisé

 

 

 
 

Lire le dossier : Vieux, Malades et Fous : Direction la Prison

 

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LES AUMONIERS DES PRISONS

Les passeurs d'âmes

 

A la recherche des âmes perdues... Il y en a qui vont, à travers champs et campagne écouter le chants des oiseaux, d'autres ont choisi une forêt plus sombre pour y trouver le souffle de Dieu.

 

Lire : Bruno des Baumettes (27/04/14) : 

Les uns croyaient en Dieu, Allah ou Bouddha, d'autres n'y croyaient pas

 

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Interview de Pierre Richaud, 

aumônier catholique des Baumettes sur le quotidien inhumain des détenus

 

« La prison de la honte », « Inhumaine », « des oubliettes » : les voix se sont unanimement élevées jeudi dernier, pour dénoncer le « traitement inhumain et dégradant » infligé aux détenus de la prison des Baumettes, à Marseille.

Cliquez sur le bouton pour écouter l'interview


Les photos, rendues publiques par le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue après sa visite de 15 jours sur place, se passent de commentaires.
Insalubrité, absence totale d’hygiène, délabrement, l’état des lieux est à l’image d’une réalité marquée par le surpeuplement carcéral, la violence, et le manque total de réinsertion.

 

A Ecouter sur Radio Vatican

 

Pierre, curé aux Baumettes : " En prison, tellement de choses sordides "


Pierre Richaud; à plus de 70 ans, est prêtre et aumônier des Baumettes ; il est prêtre à Marseille depuis 1968 et partage le quotidien des détenus depuis 18 ans. 

D'emblée, il met à l'aise et parle franchement. Rencontré à une réunion d'une association locale, il disait : "La prison, ça, rend con ! » 

 

Lire l'article : Rue 89 (06/10/13)

 

 

Appelés à la liberté (2012)

 

Lire :

"Appelés à la liberté", le témoignage de Pierre Richaud, aumônier des Baumettes (2012)

 

 

Lire aussi : Claude Ducarroz (2002) : 

Prisonnier volontaire: Un prêtre dans la peau d'un taulard

 

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Aumônerie catholique de la Prison de Grenoble

Faire du lien, c'est créer de l'espoir, c'est faire renaître le printemps

 

Aumônerie catholique de la Prison de Grenoble - Lien Facebook

 

Lire aussi : La Croix (14/01/14) : 

En prison, « la qualité des relations humaines est fondamentale »

 

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Mohamed Loueslati (2015) L'islam en prison

"Moi, aumônier musulman des prisons françaises"

 

Aujourd’hui, on compte 169 aumôniers musulmans (sur 1 311 pour l’ensemble des cultes). Certains jeunes qui arrivent en prison peuvent ainsi être la proie d’imams radicaux autoproclamés.

 

Mohamed Louestlati, aumônier musulman, raconte son travail quotidien auprès des détenus, le dialogue et la confiance qu’il parvient à instaurer et s’interroge aussi, en défenseur de la laïcité, sur le rôle de l’Etat dans la formation et le recrutement des imams.

 

Il dénonce l’énorme responsabilité qui pèse sur les épaules des quelques aumôniers de prison musulmans et l’absence de moyens à laquelle ils font face. Il évoque aussi ses liens avec l’administration pénitenciaire, et plaide pour un statut véritable des aumôniers de prison.

 

Lire l'article complet : Mohamed Loueslati (2015) L'islam en prison
 

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Cheikh Missoum Abdelmadjid Chaoui, Aumônier musulman des prisons (2013)

 

Comment vivre sa foi quand on se retrouve derrière les barreaux d'une prison? Aumônier musulman permanent à la maison d’arrêt de Nanterre, le cheikh Missoum Abdelmadjid Chaoui apporte quelques éléments de réponse...

 

Lire : Corse-Matin (20/02/15)

Aumônier musulman en prison, un travail "formidable" en manque de vocations

 

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Isabelle Le Bourgeois (2002) :

Derrière les barreaux, des hommes

Femme et aumômier à Fleury-Mérogis

 

" Pourquoi as-tu choisi d'être du côté de ceux qui braquent, violent, tuent, volent... ? Que fais-tu de la détresse et de l'impuissance de tant et tant de victimes ? C'est d'abord vers eux que l'on doit aller " m'oppose-t-on souvent.
La réponse est difficile...

Pourtant, il doit bien y avoir un remède à la douleur, à l'horreur, à la détresse des victimes comme à celle des bourreaux. Un regard d'espérance sur l'homme, quel que soit cet homme, est possible. Je l'expérimente. Je le crois.

Ces quelques années de présence et d'écoute auprès de détenus me poussent à parler de cet espoir.Fragile, source de combats, mais bien présent..."

 

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Guy Gilbert (1985) : Un prêtre chez les loubards

 

Guy Gilbert est un prêre qui dérange. Par sa tenue, par son langage, par son engagement. Il n'hésite pas à mettre en cause certaines pratiques policiaires et judiciaires ; il dénonce surtout, et vigoureusement, une société fondée sur l'argent.

 

Lire l'article : 

Guy Gilbert : Des jeunes y entrent, des fauves en sortent

 

 

Lire aussi : La Croix (22/12/13) :

 « La présence d’aumôniers en prison est peu pensée par l’administration »

 

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AVOCATS

du Diable et d'autres causes perdues

 

 

Un mot pour finir sur une profession qui sent le soufre, la seule, à ma connaissance directement associée au Malin : les avocats.

Avocat d'affaire, avocat pénal, avocat des causes perdues, avocat du Diable, parfois...

 

 

Lire aussi : Rue89 Lyon (20/07/14) Le Blog du taulard : Et les avocats, dans cette affaire ?

 

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Un engagement "social" d'avocats auprès des détenus ?

 

Le Village de la Justice (12/03/15) s’est interrogé sur la place qu’occupent des avocats au sein des actions sociales menées en milieu carcéral.

 

On le sait, les avocats interviennent régulièrement dans les prisons dans le cadre de leur profession, notamment pour rencontrer les détenus qu’ils défendent. Ce que l’on sait moins, c’est que cette même profession intervient également à titre préventif et engage régulièrement une réflexion sur les conditions de vie en prison et surtout sur les conditions de sorties des prisonniers.


Depuis plus de 10 ans, la Conférence des bâtonniers organise une Journée Prison. Pour sa 13ème édition qui s’est déroulée le 1er octobre 2014, le thème abordé fut l’accès au soin des détenus.

 

Lire : Le Monde du droit (26/09/14) :

"Mise en liberté pour raisons médicales ? Un droit fondamental des personnes détenues".

 

De son côté, Maître Brigitte Robilliard-Lastel, avocate, psychologue clinicienne et médiatrice familiale a mis en place à titre bénévole, des médiations familiales au sein de la centrale de Poissy. La médiation familiale est nécéssaire aux détenus, surtout pour les longues peines, car elle favorise le maintien des liens familiaux, l’apaisement des conflits et la restauration de la communication. 

Enfin, des avocats volontaires du Barreau du Val de Marne réalisent également, dans le cadre du Point d'accès aux droits, des consultations juridiques gratuites au sein de la Maison d'arrêt de Fresnes...

 

Source : Le Village de la Justice (12/03/15)

 

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Etienne Noël (2013) : Aux côtés des détenus

Un avocat contre l'Etat

 

Devenu la référence en matière de droit pénitentiaire, son engagement et un travail acharné lui ont permis d’élaborer une jurisprudence pour la défense de ceux qu’il considère comme des « usagers captifs d’un service public ».

Etienne Noël a ainsi réussi à faire condamner l’État à plusieurs reprises.

 

Lire l'article : Etienne Noël (2013) : Aux côtés des détenus

 

 

 

 

Lien vers

Avocation le blog d'Etienne Noël

 

Ci-contre : Dessin de Philippe Caza

 
 
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Bernard Ripert, avocat de Grenoble, interdit d'exercer pendant un an
 
L'avocat Bernard Ripert est condamné à une interdiction d'exercer d'une année par la Cour d'appel de Grenoble. Le Parquet Général avait fait appel de la décision du conseil de discipline pour des propos "contraires à la déontologie" Lire la suite : France3 Alpes (03/12/13)
 
 
 
 
 
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Brigitte Hemmerlin (2014) : Personne ne peut arrêter une fille qui rêve
 
 

Le 17 février 1982, l'avocate Brigitte Hemmerlin est condamnée par la cour d'assises de Paris à cinq ans de prison ferme pour complicité d'évasion d'un condamné à mort : Philippe Maurice.
 
Celui-ci a échoué, un an auparavant à s'évader, après avoir grièvement blessé un gardien grâce à une arme fournie par son avocate de 28 ans...
 
Elle n'a depuis jamais pu réintégrer l'Ordre des avocats...
 
 
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Maître Dupont-Moretti: « Il n'y a jamais eu de justice ! »

Extrait de l'interview 'sans langue de bois de cet avocat qui dit ce qu'il pense..." 

 
 
 

 

"- Pensez-vous, comme on peut souvent l’entendre, qu'il n'y a « plus de justice » ?

 

"Il n'y a jamais eu de justice. Ce n'est pas un phénomène nouveau. À partir du moment où les hommes bricolent avec la vertu, cela donne forcément des choses bancales. La justice, c'est une administration à laquelle on a donné le nom d'une vertu. Ça n'est rien d'autre que cela. Elle a les qualités et les défauts d'une administration. Moi, je ne voudrais pas avoir affaire à la justice..."

 

Lire l'intégralité : L'Union L'Ardennais (16/03/14)

 
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Défendre en justice la cause des personnes détenues (2014)
 
 
La défense de la cause des personnes détenues a fait l'objet d'un colloque organisé par la CNCDH avec l’Observatoire international des prisons (OIP) et le Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF).
 
Cet ouvrage en retranscrit les actes du colloque tenu en janvie 2014. Il porte sur les conditions et les circonstances de l’émergence de cette nouvelle «cause juridique» 
 
 
Pour en savoir plus : La Documentation française
 
 
 
 
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Isabelle Lepac (2007) Le voyage immobile

Incursion au coeur de l'enfermement dans la France du XXI° siècle

 

La vie d'Isabelle Lepac, avocate, bascule le jour où elle se retrouve brutalement incarcérée en détention provisoire. Elle passe alors six mois en prison. Quelques semaines après sa libération, et sans qu'elle en comprenne les raisons, elle est internée d'office en hôpital psychiatrique. À sa sortie, le parallèle entre ces lieux d'enfermement est évident.
Un témoignage rare, une réflexion utile.

Isabelle Lepac tire aujourd'hui parti de cette expérience hors du commun par son engagement auprès de L'Observatoire International des Prisons (OIP) et du Groupe Information Asiles (GIA).

 

 

Ecouter l'interview d'Isabelle Lepac (2008)

 

 

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Le Blog Pénal des Jeunes Avocats

Dédié à la Défense Pénale - cliquez sur l'image

 

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Un peu d'humour....

Maître Sylvie Joly : Parloir avocat

 

Sylvie Joly - le parloir

 

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AGIR :

Des organisations qui se mobilisent pour témoigner ou... dénoncer

 

Des organisations et associations agissent, parfois dans l'ombre afin de lutter pour l'amélioration du sort des détenus, que ce soit au niveau national ou à travers le monde...

 

Parmi elle, citons : l'Observatoire International des prisons, Amnisty International, La Croix-Rouge et le CICR...

 

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Les actions prisons-justice de la Croix Rouge Française

 

Malgré l’attention médiatique et politique dont elles font ponctuellement l’objet depuis la publication des rapports d’enquête alarmants du Sénat et de l’Assemblée nationale en 2000, les prisons françaises restent marquées par des conditions de vie très difficiles.

Promiscuité, surpopulation, rupture du lien social, inactivité, précarité sont le lot quotidien des quelques 68 000 personnes détenues en France.

 

Lire la suite : Croix-Rouge française


 

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HUMOUR

La prison bruno

 

Elie Semoun : La prison Bruno

 

À propos

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“bruno13marseille@live.fr”

Rédigé par Bruno des Baumettes

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